Il a fallu plusieurs versions avant que le miroir brisé ne trouve sa toile.
La couverture de TORMENTA : le bouclier n’est pas née du premier jet. Plusieurs pistes ont été explorées avant de s’arrêter sur celle-ci — un miroir brisé, dont les fissures dessinent une toile d’araignée.
Le miroir, d’abord : il nous renvoie souvent une image qui n’est pas la bonne. Une façade, une version arrangée de la réalité — exactement ce à quoi se heurte Iker à chaque enquête.
La toile d’araignée, ensuite : parce que les ramifications et les liens sont toujours plus étroits qu’il n’y paraît. Le monde est un village où tout le monde est relié, d’une façon ou d’une autre — une idée qui traverse tout le roman.
Et puis il y a la terre, le paysage qu’on devine derrière : parce que la toile couvre tout. C’est aussi une critique en creux — celle d’un système, des réseaux sociaux, d’internet, qui recouvrent peu à peu la terre et la vie sociale d’une toile dont on ne voit plus les limites.
Et enfin j’ai choisi de mettre en avant les personnages principaux…


Une image, trois idées superposées — comme le roman lui-même.
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