Iker Iturbide dort six heures. Chaque nuit. Jamais plus, jamais moins.

Le reste suit la même mécanique. Le réveil sans alarme, le café chaud, le pain grillé. Une routine si bien réglée qu’elle en devient une armure — et c’est exactement ce qu’elle est.

À 51 ans, Iker a déjà vécu plusieurs vies : militaire, puis renseignement, puis officier des services spéciaux à Murcia. Basque d’origine, il a grandi loin de son pays natal — sa famille a quitté le Pays basque dans son enfance, dans les années de plomb de l’ETA. On ne choisit pas toujours ses racines, ni l’endroit où on finit par les replanter.

De cette enfance déplacée, il a gardé un instinct : observer avant d’agir, ne jamais tout à fait se sentir chez soi. Même aujourd’hui, seul dans sa voiture, il lui arrive de repenser à ses parents disparus — quelques secondes de silence avant de reprendre la mission en cours.

Puis il y a eu Maria. Et sa mort, qui a tout changé.

C’est là qu’Iker s’est forgé, seul, ce que le titre du roman appelle le bouclier : une armure de discipline et de silence, censée le protéger de tout — y compris de lui-même. Depuis, il travaille en solitaire, ne rend de comptes qu’à Sylvia, sa supérieure directe, et ne laisse plus grand-chose s’approcher. Une nuit, une semaine, quelques mois. Jamais plus.

Ce qu’il reste à protéger, en revanche, il le protège sans compter. Erika Cano en sait quelque chose.

Même le bouclier le mieux forgé a des fissures. En voici un aperçu :

Pour découvrir Iker — et tous ceux qui gravitent autour de lui — l’univers de TORMENTA rassemble les visages, les lieux et les vidéos du roman.


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Le cauchemar d'Iker Iturbide — TORMENTA : le bouclier

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