Quelques questions en coulisses, pour aller plus loin que le pitch — sur la genèse d’Iker, le sens du titre, et ce qui se cache entre les lignes de TORMENTA.
D’où vient le personnage d’Iker Iturbide ?
Iker est né de tout ce que j’ai appris sur la complexité politique de l’Espagne, et sur ces vies, ces familles bouleversées par la guerre civile. Il en est le fruit : il représente une partie silencieuse du pays, celle qui vit encore avec les blessures de ses anciens.
Pourquoi ce titre, TORMENTA : le bouclier ?
On ne peut pas vraiment comprendre la violence et la rage soudaine d’un orage en Espagne sans l’avoir vécu — une déchirure dans le ciel, et dans la chair des Espagnols. Ça transforme les gens en profondeur : la fin du monde pour certains, la révélation d’une insouciance coupable dont d’autres profitent.
Qu’est-ce qui a été le plus difficile à écrire ?
Les scènes sentimentales, forcément — on y retrouve un peu de mon propre vécu. Je suis beau-père moi-même, et la relation entre Iker et Erika porte quelque chose de personnel : la mort des proches, les non-dits, l’amitié, la difficulté de vivre sans ceux qu’on a perdus.
Un conseil pour qui découvre le polar méditerranéen pour la première fois ?
Ne vous laissez pas effrayer par le côté sombre annoncé. Il y a aussi de l’amitié, de l’humour, de l’amour, et une vraie critique sociale.
Un détail que vous aimeriez que les lecteurs remarquent ?
Le soin apporté à la fluidité de la lecture, à la tension qui monte progressivement jusqu’au final, et aux titres de chapitres — tous choisis avec attention. Il y a aussi plusieurs easter eggs glissés dans le texte, pour les lecteurs attentifs. Je ne vais pas tous les dévoiler ici — ça gâcherait le plaisir de les trouver.
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